Groupe du jeudi |
Audrey Ruchaud« On m'a toujours dit en rigolant : « Toi, tu devrais faire du théâtre ».
Pourquoi? Parce que je suis trop théâtrale?
Pourtant je ne jouais pas.
Si je suis heureuse, oui je veux le montrer et si je suis triste j'ai du mal à le cacher.
Je me disais que la vie elle-même est une pièce de théâtre avec différents protagonistes, des histoires, des rencontres et pleins de sentiments divers.
Ce qui me paraîssait facile et naturel dans la vie me semblait impossible sur une scène de théâtre.
J'avais certainement peur de ne pas être à la hauteur, d'être ridicule.
Je me contentais d'aller voir des pièces, tout en rêvant d'être capable moi aussi de donner autant.
J'ai enfin pris mon courage à deux mains. |
David Lenoir« Je vais te faire insonoriser Je vais te faire désignifuger Je vais te faire démithridatiser Je vais te faire araignée-iser Je vais te faire dûrupturiser Je vais te faire peintre en bétiment |
Emmanuelle Gauthier« « L'une des caractéristiques les plus étonnantes du texte de théâtre, la moins visible mais peut-être la plus importante, c'est son caractère incomplet. Les autres textes de fiction doivent, dans une certaine mesure, combler l'imagination du lecteur : la mansarde de Lucien de Rubempré, le jardin enchanté de La faute de l'Abbé Mouret (...) sont des lieux sur lesquels le lecteur reçoit assez de renseignements pour se les figurer à loisir (...). De même, les personnages sont décrits assez fidèlement pour que le lecteur puisse vivre imaginairement avec eux. Ce travail de détermination irait contre les possibilités de la scène : il faut que la représentation puisse avoir lieu n'importe où et que n'importe qui puisse jouer le personnage ». Anne Ubersfeld, «Le Lexte Et La Scène» dans Le Théâtre. C'est bien ce qu'il y a de fascinant dans le théâtre, n'importe où, n'importe qui. |
Fabienne Sourisseau« Quand j'étais petite et qu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard je disais « Star de cinéma ».
Mes parents m'ont dit « Oui, oui mais avant va à la fac! ».
Et la vie fonce à toute allure, mais je me suis révélé une passion pour le risque : saut en parachute, voyages sac-à-dos, confiance aveugle envers toutes propositions concernant le dépassement de l'entendement...
« Mais as-tu perdu le sens commun! » me disait-on. |
Florence Hoechstetter« Le théâtre...
Ah, le théâtre!
Mourir sur scène comme Jean-Baptiste...
Etre ou ne pas être comme William...
Où sont mes maîtres et amants littéraires pour qui j'aimerais déclamer ces quelques vers? |
Gilbert Ducros« Au lieu de parler du comment, je parlerai du pourquoi, pourquoi je continue cette expérience, cette découverte, cette nécessité! |
Julian Bermejo |
Julien Bouyssou |
Karen Pequin« Je fais du théâtre et des théâtres. Du théâtre avec le Betty Burn théâtre et des théâtres un peu tous les jours au boulot (on les pense, on les dessine, on les construit...). |
Laetitia Addi« En fait je crois, comme beaucoup d'ailleurs, que je joue depuis que je suis petite, peut-être même sans le savoir... J'ai souvent compris les choses dans le jeu, dans le rêve aussi... C'est dans le jeu que je comprends l'autre, que je joue avec le monde. Pour moi le théâtre est avant tout ludique : le plaisir du jeu entre comédiens, plaisir du jeu avec le comédien avec et pour un public. C'est surement ce côté ludique qui m'a menée vers le théâtre... se découvrir autrement à travers les autres, pouvoir donner tellement à l'autre. Ce qui est passionnant avec lui, c'est que tout est possible!! C'est ce qui est merveilleux!!! Passer d'un personnage à l'autre nous donne une grande liberté... Ce qui ne m'empêche pas d'être sincère dans chaque chose et d'aller très loin. C'est très jouissif, de changer de peau de pouvoir tout se permettre sans aucune limite... Jouer... C'est très bon pour le corps et l'esprit tout simplement. Je vous le conseille à tous sans aucune modération. » |
Michel Oertli« Tout vieux, déjà, on me disait « tu devrais faire du théâtre ».
Il est vrai, qu'à l'hospice, j'étais le bout-en-train, le facétieux de service, le roi des goûters dansants.
Mais... j'ai laissé filer le temps.
Ma peau s'est tendue, mes cheveux se sont obscurcis, et mes dents ont poussé, allongeant tristement la perspective... des planches.
Déjà embryon, plongé dans une totale inconscience, je me résignais au bain amniotique lorsque j'ai rencontré les Divines, Caroline et Magali.
Alors, le miracle du théâtre se produisit et la lumière jaillit. |
Philippe Fortrie« Respirations profondes. Le corps est lourd et relaché.
Des ballons multicolores s'envolent.
Un miroir se forme d'individus.
Des regards se fixent.
Des rencontres éphémères surprenantes activent des émotions parfois cachées.
Quand la vie réelle et la fiction ne se distinguent plus, bienvenue chez Betty Burn. |
Régine Marchand« Le théâtre, ce sont des souvenirs d'adolescente ou enfermée dans ma chambre je déclamais des vers de Corneille, Racine, Shakespeare, Molière et Hugo. Je trouvais cela beau, lyrique, pathétique et plein de force. J'aimais dans la tragédie que le héros puisse s'affranchir de la crainte et de la pitié et dans la comédie de la pudeur et du ridicule. Ils exprimaient pour moi des sentiments, des passions, la vie tout simplement. J'ai besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre. Si le signe de notre époque est la confusion, si notre vie manque de souffle, c'est-à-dire d'une constante magie, alors le théâtre permet de créer cet espace ou la magie opère parce qu'il bouge et parce qu'il se sert d'instruments vivants où s'agitent des ombres où n'a cesse de trébucher la vie. J'ai ainsi apris que l'on pouvait faire cadeau de ses douleurs. » |
Sadry Abidi« Passionné de théâtre, je le fus dès mes premiers mots en 1979, et jusqu'à l'age raisonnable de 12 ans.
Pendant cette période intense, j'intègre le cours Florent à Paris et rencontre quelques personnes importantes qui marqueront mon enfance.
A cette époque, Sartre, Molière, Voltaire et Racine sont mes maîtres et leurs livres, mes ours en peluche.
A partir de 13 ans, début de l'adolescence, période troublée et agitée, cette passion du théâtre s'évanouit soudainement et rapidement, comme elle etait née, pour laisser la place à une nouvelle passion qui me foudroie un jour d'hiver 92 sur les quais de Saone è Lyon, et qui reste ma muse aujourd'hui encore : la moustache.
Moustachu dès 13 ans, c'est en effet à cette époque que je décide de créer mon association « une moustache pour tous » dont je suis encore aujourd'hui le président. |
Sandra Franzetti |
Valérie Cascio« Oups, moi je viens d'arriver chez Betty Burn... |
Vanessa Larrecq« Pourquoi ces cours de théâtre me demande-ton souvent???
Pour évacuer le sérieux du quotidien, tout oser (enfin, ça on y travaille..), rire (souvent), pleurer (parfois) donner moins d'importance au regard de l'autre et ressentir cette petite boule dans le ventre juste avant que la lumière s'allume!!!! |
Xavier Comte |
Anciens élèves |
Jacques B.« Quand on m'a dit « théâtre », un rêve d'enfant longtemps oublié a resurgi dans ma mémoire : Bruce Lee, enfin tu étais là, si proche.
Après avoir tout essayé pour suivre ta voie (boxe, Aïkido, Kendo), la rencontre fortuite avec Caroline et Magali m'ouvrit les yeux : il me manquait la caméra (et accessoirement du talent, mais bon ce soir je suis de mauvais poil alors on va laisser cela de côté).
On ne vit qu'une fois, et je m'y jetais à coeur perdu. |
Lucie Grieu |
Marie Corson« Déjà toute petite, je disais : « j'aurais voulu être une artiste, pour pouvoir faire mon numéro ». A l'âge de 15 ans, pour la première fois je monte sur les planches, en interprétant : « La Leçon » de Ionesco. La grande première arrive, le trac monte derrière le rideau. Je rentre sur scène avec ce petit gargouilli dans le ventre, 100 personnes devant moi, je joue et passe un très bon moment. Inoubliable, j'en veux encore. Je continue cette passion qui me transporte dans une écoute de moi, des autres. J'apprends à sortir cette timidité qu'il y a en moi. Pendant 6 ans je continue, j'ai la chance de rencontrer des gens tel que Alain Meneust, acteur professionnel qui m'a transmis sa passion. Ensuite je décide de venir habiter a Barcelone, ou j'essaie le théâtre en catalan, mais je ressens un manque, ce n'est pas pareil. Je préfère faire du théâtre en français parce que les mots, les phrases ont plus de sens, de sentiments, de profondeur. Un jour, j'ai la chance de rencontrer Magali et Caroline qui veulent monter un groupe. J'en suis ravie. Après 4 ans d'absence, je remonte sur les planches avec extraits de « Chroniques », où j'ai l'honneur de chanter un extrait de la grande Edith Piaf. Chaque mercredi, nous partageons des moments inoubliables. Merci a toute l'équipe de Betty Burn, surtout un grand merci à Caroline et Magali sans qui ce groupe n'existerait pas. » |
Olivier Germain« Pierre Beziers - Comment jouer un nain, si on n'en est pas un soi-même? Tiré de Comment faire du théâtre avec succès, Editions Sulliver, 1995. |
Thomas Aussenac« Quand j'ai connu Betty Alors Betty m'a ordonné J'ai failli la quitter A force de s'entrainer, Chaud ça il a fait! Maintenant, Betty voit grand, |
et aussi... Alexandre Mahe, Guillaume Cusumano, Julien Ricard, Lucie Gac, Nicolas G., Sandra Franzetti, Sophie G. |



















