Groupe du jeudi

Audrey Ruchaud

« On m'a toujours dit en rigolant : « Toi, tu devrais faire du théâtre ». Pourquoi? Parce que je suis trop théâtrale? Pourtant je ne jouais pas. Si je suis heureuse, oui je veux le montrer et si je suis triste j'ai du mal à le cacher. Je me disais que la vie elle-même est une pièce de théâtre avec différents protagonistes, des histoires, des rencontres et pleins de sentiments divers. Ce qui me paraîssait facile et naturel dans la vie me semblait impossible sur une scène de théâtre. J'avais certainement peur de ne pas être à la hauteur, d'être ridicule. Je me contentais d'aller voir des pièces, tout en rêvant d'être capable moi aussi de donner autant. J'ai enfin pris mon courage à deux mains.
J'ai d'abord parlé à Magali, sa voix était douce et rassurante. Je me suis tout de suite sentie en confiance. Puis il y a eu le premiers cours, le rire communicatif de Caroline et sa bonne humeur, des gens accueillants et chaleureux. Grâce à ses cours j'apprends un peu plus sur moi-même, je reçois beaucoup d'émotions. Je voulais tout simplement dire merci aux « divines » et à mes partenaires. C'est plus qu'un plaisir, c'est un vrai cadeau. »

David Lenoir

« Je vais te faire insonoriser
Car tu dis trop de banalités
Je veux t'idéaliser
Je vais te faire insonoriser

Je vais te faire désignifuger
Pour que mon amour puisse te brûler
Je veux t'idéaliser
Je vais te faire désignifuger

Je vais te faire démithridatiser
Pour que mon fiel ne puisse t'épargner
Je veux t'idéaliser
Je vais te faire démithridatiser

Je vais te faire araignée-iser
Pour que tu me prennes dans tes filets
Je veux t'idéaliser
Je vais te faire araignée-iser

Je vais te faire dûrupturiser
Pour que tu ne me quittes jamais
Je veux t'idûaliser
Je vais te faire dûrupturiser

Je vais te faire peintre en bétiment
Pour qu'un beau jour tu me couvres de blanc
Toi mon idéal vivant
Je vais te faire peintre en bâtiment »

Emmanuelle Gauthier

« « L'une des caractéristiques les plus étonnantes du texte de théâtre, la moins visible mais peut-être la plus importante, c'est son caractère incomplet. Les autres textes de fiction doivent, dans une certaine mesure, combler l'imagination du lecteur : la mansarde de Lucien de Rubempré, le jardin enchanté de La faute de l'Abbé Mouret (...) sont des lieux sur lesquels le lecteur reçoit assez de renseignements pour se les figurer à loisir (...). De même, les personnages sont décrits assez fidèlement pour que le lecteur puisse vivre imaginairement avec eux. Ce travail de détermination irait contre les possibilités de la scène : il faut que la représentation puisse avoir lieu n'importe où et que n'importe qui puisse jouer le personnage ».

Anne Ubersfeld, «Le Lexte Et La Scène» dans Le Théâtre.

C'est bien ce qu'il y a de fascinant dans le théâtre, n'importe où, n'importe qui.
Et si ce n'importe qui ça pouvait aussi être moi? »

Fabienne Sourisseau

« Quand j'étais petite et qu'on me demandait ce que je voulais faire plus tard je disais « Star de cinéma ». Mes parents m'ont dit « Oui, oui mais avant va à la fac! ». Et la vie fonce à toute allure, mais je me suis révélé une passion pour le risque : saut en parachute, voyages sac-à-dos, confiance aveugle envers toutes propositions concernant le dépassement de l'entendement... « Mais as-tu perdu le sens commun! » me disait-on.
Quand, 20 ans plus tard il m'est enfin donné l'occasion de m'éclater, de m'exprimer avec les « Betty Burns » je réalise que je peux arrêter de chercher l'impossible : il est là, il me tient au ventre, c'est le trac! Comment gérer cette énergie montante qui bloque la respiration? C'est un état d'esprit, je m'imagine comme un perchiste qui visualise sa course, sa prise d'appui, son saut et enfin les applaudissements du public. Une bonne façon de se débarasser de son trac de façon pérenne est de pratiquer l'improvisation. Pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer pour éradiquer cette crampe au ventre... A nous de faire tourner le manège : un tour gagné, un jour perdu? »

Florence Hoechstetter

« Le théâtre... Ah, le théâtre! Mourir sur scène comme Jean-Baptiste... Etre ou ne pas être comme William... Où sont mes maîtres et amants littéraires pour qui j'aimerais déclamer ces quelques vers?
Tout d'abord en hommage à Pierre, je dirais : « Ô rage, ô désespoir... j'ai filé mes collants ». Ensuite pour toi Guillaume : « Mon verre s'est brisé... tant mieux je boirai moins ». Pour Alphonse : « Ô temps suspends ton vol et... prends le train, c'est plus sûr ». Pour Charles : « Sois sage, ô ma douleur... le synthol arrive ». Encore pour Charles mon bien aimé : « Le soleil s'est noyé... vite appelez les pompiers ». Enfin pour Joachim : « Heureux qui comme Ulysse... mangeait de la saucisse ». Ces quelques envolées lyriques ne transportent-elles pas au coeur même des valeurs intrinsèques que propose le théâtre?
Pour finir, il me vient une citation que m'a confiée un jour Eugène (non pas Perma, Ionesco, voyons!) : « Il faut aller au théâtre comme on va à un match de football, de boxe, de tennis. Le match nous donne en effet l'idée la plus exacte de ce qu'est le théâtre à l'état pur : antagonismes en présence, oppositions dynamiques, heurts sans raison de volontés contraires »...
Méditez, chers amis, méditez...
Betty Burn m'a révélée, prenez garde! Une étoile est née. »

Gilbert Ducros

« Au lieu de parler du comment, je parlerai du pourquoi, pourquoi je continue cette expérience, cette découverte, cette nécessité!
Tout d'abord, il y a deux personnes exceptionnelles, Mag et Caro, deux personnes pleines de générosité, d'envie et d'exigence, et ça c'est notre moteur qui nous tire pour nous surpasser.
Puis ensuite, c'est ces rencontres chaque mercredi, rencontres avec les Autres et Nous-Mêmes.
On se lache peu à peu, on expérimente, c'est pas toujours facile, mais on essaye et puis tous faisons les mêmes efforts, et alors c'est beau de voir l'un pleurer, l'autre rire généreusement, ou s'émouvoir; ou bien parfois s'énerver à tout rompre, ou être confondu....!! Et tout ça parce que chacun laisse parler ses émotions et son coeur!
Alors, je le dis du fond du coeur, merci Caro, merci Mag, merci à vous tous, merci Betty et longue vie à toi!!! »

Julian Bermejo

Julien Bouyssou

Karen Pequin

« Je fais du théâtre et des théâtres. Du théâtre avec le Betty Burn théâtre et des théâtres un peu tous les jours au boulot (on les pense, on les dessine, on les construit...).
Le théâtre, c'est mon truc depuis longtemps. En français, en catalan, en espagnol, sur scène, dans la salle, dans les coulisses, devant mon ordinateur... Pas d'importance! Il faut que j'ai ma dose. Je connais des théâtres sous toutes les coutures, je me suis baladée dans tous les coins : du dessous de scène au gril, des coulisses à la régie... Je ne m'en lasse jamais.
Le Betty Burn théâtre, je l'ai découvert un jour où je jouais les pique-assiettes. (J'entends certains dire "bravo, c'est pas bien joli ça!" mais c'est une autre histoire!) Deux filles pleines d'entrain sont venues me proposer de me joindre à leur cours. J'ai accepté et me voilà entrainée dans cette belle aventure. Maintenant, j'y suis et j'y reste!
Merci Caroline! Merci Magali! »

Laetitia Addi

« En fait je crois, comme beaucoup d'ailleurs, que je joue depuis que je suis petite, peut-être même sans le savoir... J'ai souvent compris les choses dans le jeu, dans le rêve aussi... C'est dans le jeu que je comprends l'autre, que je joue avec le monde. Pour moi le théâtre est avant tout ludique : le plaisir du jeu entre comédiens, plaisir du jeu avec le comédien avec et pour un public. C'est surement ce côté ludique qui m'a menée vers le théâtre... se découvrir autrement à travers les autres, pouvoir donner tellement à l'autre. Ce qui est passionnant avec lui, c'est que tout est possible!! C'est ce qui est merveilleux!!! Passer d'un personnage à l'autre nous donne une grande liberté... Ce qui ne m'empêche pas d'être sincère dans chaque chose et d'aller très loin. C'est très jouissif, de changer de peau de pouvoir tout se permettre sans aucune limite... Jouer... C'est très bon pour le corps et l'esprit tout simplement. Je vous le conseille à tous sans aucune modération. »

Michel Oertli

« Tout vieux, déjà, on me disait « tu devrais faire du théâtre ». Il est vrai, qu'à l'hospice, j'étais le bout-en-train, le facétieux de service, le roi des goûters dansants. Mais... j'ai laissé filer le temps. Ma peau s'est tendue, mes cheveux se sont obscurcis, et mes dents ont poussé, allongeant tristement la perspective... des planches. Déjà embryon, plongé dans une totale inconscience, je me résignais au bain amniotique lorsque j'ai rencontré les Divines, Caroline et Magali. Alors, le miracle du théâtre se produisit et la lumière jaillit.
Oubliée la jeunesse et son cortège d'angoisses, j'allais pouvoir changer de peau et inverser le temps autant que je le voudrais.
Merci mes Divines, l'illusion est le secret du bonheur et vous me le confirmez. »

Philippe Fortrie

« Respirations profondes. Le corps est lourd et relaché. Des ballons multicolores s'envolent. Un miroir se forme d'individus. Des regards se fixent. Des rencontres éphémères surprenantes activent des émotions parfois cachées. Quand la vie réelle et la fiction ne se distinguent plus, bienvenue chez Betty Burn.
Sois le petit lutin, le travesti de music-hall, l'assassin en série, l'amant, le cocu, la femme fatale, le beau, le môche, le violeur, l'amoureux, l'ami... Quelque soit l'improvisation, découvre-toi de nouvelles facettes, une émotion intérieure, nouvelle ou non-exploitée, connais-toi toi-même. »

Régine Marchand

« Le théâtre, ce sont des souvenirs d'adolescente ou enfermée dans ma chambre je déclamais des vers de Corneille, Racine, Shakespeare, Molière et Hugo. Je trouvais cela beau, lyrique, pathétique et plein de force. J'aimais dans la tragédie que le héros puisse s'affranchir de la crainte et de la pitié et dans la comédie de la pudeur et du ridicule. Ils exprimaient pour moi des sentiments, des passions, la vie tout simplement. J'ai besoin de vivre et de croire à ce qui nous fait vivre et que quelque chose nous fait vivre. Si le signe de notre époque est la confusion, si notre vie manque de souffle, c'est-à-dire d'une constante magie, alors le théâtre permet de créer cet espace ou la magie opère parce qu'il bouge et parce qu'il se sert d'instruments vivants où s'agitent des ombres où n'a cesse de trébucher la vie. J'ai ainsi apris que l'on pouvait faire cadeau de ses douleurs. »

Sadry Abidi

« Passionné de théâtre, je le fus dès mes premiers mots en 1979, et jusqu'à l'age raisonnable de 12 ans. Pendant cette période intense, j'intègre le cours Florent à Paris et rencontre quelques personnes importantes qui marqueront mon enfance. A cette époque, Sartre, Molière, Voltaire et Racine sont mes maîtres et leurs livres, mes ours en peluche. A partir de 13 ans, début de l'adolescence, période troublée et agitée, cette passion du théâtre s'évanouit soudainement et rapidement, comme elle etait née, pour laisser la place à une nouvelle passion qui me foudroie un jour d'hiver 92 sur les quais de Saone è Lyon, et qui reste ma muse aujourd'hui encore : la moustache. Moustachu dès 13 ans, c'est en effet à cette époque que je décide de créer mon association « une moustache pour tous » dont je suis encore aujourd'hui le président.
A ce titre et pendant de longues et douleureuses années, j'ai été souvent amené à donner plusieurs conférences dans le monde entier. J'emploie ici le mot « douloureuses années » car malheureusement pour moi, parler en public a toujours été un supplice, pour ne pas dire une torture. Jusqu'à ce fameux mardi 13 novembre 2004 ou par un heureux hasard, je rencontre Caroline et Magali, membres fondateurs du théâtre Betty Burn, qui me convainquent de remonter sur les planches. C'est sur ces mêmes planches où, des années plus tôt, mourrait ma passion pour le théâtre, que je suis de nouveau terrassé une nouvelle fois par ma passion d'enfance qui renait de ces cendres, un peu comme un amour oublié que j'aurais retrouvé. Je me rend alors compte que deux passions peuvent co-exister en une seule personne et que le théâtre ne peut apporter qu'un souffle nouveau à ma passion pour les moustaches.
Tout s'enchaîne alors très vite et c'est un peu comme si je redevenais étudiant. Grâce aux cours dispensés au Betty Burn, je découvre que les silences valent toutes les phrases du monde, que le corps parle tout autant que les mots et qu'un regard peut corrompre une personne. Je réalise que l'imagination est un outil qui se travaille et qu'il ne suffit pas de croire pour imaginer, et encore moins d'imaginer pour croire (vous me suivez?).
Aujourd'hui, je n'ai plus de difficultés pour parler en public, je suis à l'aise avec mon corps, je suis entouré d'amis merveilleux, pour la plupart rencontrés aux cours de théâtre, et j'ai pleins de projets. Dès l'été 2007, j'ai décidé d'organiser, en partenariat avec le théâtre Betty Burn, « moustache pour tous », festival annuel qui réunira les acteurs moustachus du monde entier. A bon entendeur, saluche... »

Sandra Franzetti

Valérie Cascio

« Oups, moi je viens d'arriver chez Betty Burn...
Aucune expérience du théâtre, à part celle de spectatrice enthousiaste, jamais mis les pieds sur des planches, pas non plus de rêves en haut de l'affiche dès toute petite... Ben alors quoi? Ou plutôt pourquoi?
Premièrement parce que quand on commence, on peut plus s'arrêter (méfiez-vous héhé), et deuxièmement parce que comme dit Sénèque « la vie est pièce de théâtre, ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée ».
Et c'est là qu'intervient Betty B., car bien la jouer, la pièce ou la vie, c'est explorer toutes ses possibilités, les nôtres, et celles des autres, sans peur du ridicule, en faisant don de soi, parce qu'on est là pour ça, et qu'elles (Caro et Maga) ne vous lâcheront pas tant que vous n'aurez pas tout donné ce que vous avez dans le bide... Et vous savez quoi?? Ça fait un bien fou!!! (Et c'est bien moins cher et plus gratifiant qu'une séance chez le psy...)
DONC, pensez-y, le théâtre c'est la vie, si chacun joue sa pièce au quotidien, tout le monde en est capable, le verbe magique c'est donner, jetez-vous dans les bras de Betty et vous en recevrez au centuple! »

Vanessa Larrecq

« Pourquoi ces cours de théâtre me demande-ton souvent??? Pour évacuer le sérieux du quotidien, tout oser (enfin, ça on y travaille..), rire (souvent), pleurer (parfois) donner moins d'importance au regard de l'autre et ressentir cette petite boule dans le ventre juste avant que la lumière s'allume!!!!
Merveilleux moments d'échange, de partage et de don de soi : je le recommande à tous! »

Xavier Comte

Anciens élèves

Jacques B.

« Quand on m'a dit « théâtre », un rêve d'enfant longtemps oublié a resurgi dans ma mémoire : Bruce Lee, enfin tu étais là, si proche. Après avoir tout essayé pour suivre ta voie (boxe, Aïkido, Kendo), la rencontre fortuite avec Caroline et Magali m'ouvrit les yeux : il me manquait la caméra (et accessoirement du talent, mais bon ce soir je suis de mauvais poil alors on va laisser cela de côté). On ne vit qu'une fois, et je m'y jetais à coeur perdu.
Le théâtre après tant de persévérance, comment dire, est devenu pour moi un peu l'effet yoga. Avant de m'essayer à l'Art, je craignais de n'être plus tout à fait dans les normes ; ça me mettait en rogne, c'est bien normal. Nous avons tous, les mêmes tendances. Pourtant, depuis que je me suis inscrit aux cours de Magali et Caro, les choses ont changé : comme mu par une conscience nouvelle de notre humanité - je nous ai vu pleurer alors que personne n'était mort, rire quand il n'y avait vraiment pas de quoi, se travestir au point d'en finir par y prendre goût - maintenant compagnons de planche, je relativise en regardant le monde. Et in terra pax, notre Graal n'est peut-être plus si loin. »

Lucie Grieu

Marie Corson

« Déjà toute petite, je disais : « j'aurais voulu être une artiste, pour pouvoir faire mon numéro ». A l'âge de 15 ans, pour la première fois je monte sur les planches, en interprétant : « La Leçon » de Ionesco. La grande première arrive, le trac monte derrière le rideau. Je rentre sur scène avec ce petit gargouilli dans le ventre, 100 personnes devant moi, je joue et passe un très bon moment. Inoubliable, j'en veux encore. Je continue cette passion qui me transporte dans une écoute de moi, des autres. J'apprends à sortir cette timidité qu'il y a en moi. Pendant 6 ans je continue, j'ai la chance de rencontrer des gens tel que Alain Meneust, acteur professionnel qui m'a transmis sa passion. Ensuite je décide de venir habiter a Barcelone, ou j'essaie le théâtre en catalan, mais je ressens un manque, ce n'est pas pareil. Je préfère faire du théâtre en français parce que les mots, les phrases ont plus de sens, de sentiments, de profondeur. Un jour, j'ai la chance de rencontrer Magali et Caroline qui veulent monter un groupe. J'en suis ravie. Après 4 ans d'absence, je remonte sur les planches avec extraits de « Chroniques », où j'ai l'honneur de chanter un extrait de la grande Edith Piaf. Chaque mercredi, nous partageons des moments inoubliables. Merci a toute l'équipe de Betty Burn, surtout un grand merci à Caroline et Magali sans qui ce groupe n'existerait pas. »

Olivier Germain

« Pierre Beziers - Comment jouer un nain, si on n'en est pas un soi-même?
Monsieur Pit - Il faut avoir un grand imperméable et s'entraîner à marcher accroupi avec aisance.
Pierre Beziers - Et un géant?
Monsieur Pit - Traditionellement, on monte sur les épaules de quelqu'un, avec un costume de géant, et on prend une petite voix... On peut aussi jouer un géant en ne faisant pas grand-chose, si les autres font les nains. »

Tiré de Comment faire du théâtre avec succès, Editions Sulliver, 1995.

Thomas Aussenac

« Quand j'ai connu Betty
J'étais encore petit,
Je n'allais pas très bien,
Je pleurais pour un rien.

Alors Betty m'a ordonné
De me rouler par terre,
De m'écrier, de la toucher,
Tout ce que j'aimais pas faire.

J'ai failli la quitter
Cette sale Betty et son théâtre
Mais je suis finalement resté
Car je suis opiniâtre.

A force de s'entrainer,
Betty a dit qu'on était prêts
Pour faire un petit show
Quand il ferait très chaud.

Chaud ça il a fait!
Et beau ça a été :
Tickets sold-out et standing ovation,
Cris de jeunes filles et félicitations.

Maintenant, Betty voit grand,
Elle dessine plein de nouveaux plans.
Et moi, grâce à Betty,
Je suis beaucoup moins petit.
J'ai grandi,
Merci Betty. »

et aussi... Alexandre Mahe, Guillaume Cusumano, Julien Ricard, Lucie Gac, Nicolas G., Sandra Franzetti, Sophie G.